Parlez-vous le Marocain des affaires (13) ?
« Le marocain (des affaires) c’est parfois du chinois ».
Une amie chinoise me faisait remarquer que les travers du Maroc des affaires (opacité, intermédiaires peu fiables, petite et grande corruption) n’étaient pas spécifiques au pays. Le secteur informel est une réalité des pays émergeants que l’on doit prendre en compte lorsque l’on veut développer une affaire.
L’erreur que font de nombreux entrepreneurs français (au Maroc) est de croire que les choses seront faciles, parce que l'on parle la même langue. On est d’ailleurs mis en confiance, car on retrouver au Maroc ses repères : même boite aux lettres, textes de loi inspirés du droit français, etc ... En Chine vous êtes plus méfiant, car vous ne maîtrisez pas la langue, et votre premier réflexe est de faire appel à un traducteur et un guide.
Pour ne parler que de la loi, il y a ce qui est écrit et la réalité. Une fois que vous compris cela, vous aurez fait un grand pas …

faire des affaires en Chine, au Maroc ou en France ou ailleurs c'est la même chose. Il faut conclure des contrats préparés avec le concours d'avocats d'affaires locaux, les faire enregistrer pour se protéger, payer des assurances en cas de non paiement, etc.
il faut être professionnel !
Rédigé par: Mohamed | 14 novembre 2006 at 01:27
tout a fait d'accord :)
Reste le problème, même en cas de signature d'un contrat, de le faire respecter. C'est là ou il y a une différence importante entre les pays développés et les pays émergeants.
En France, une fois le contrat signé, je pouvais dormir tranquille, ce n'est pas le cas au Maroc. Si le recouvrement est ici un tel problème c'est que beaucoup de sociétés et d'individus profitent du faut que la justice a du mal a bien fonctionner.
Rédigé par: ~laurent | 14 novembre 2006 at 06:40