Le souk c’est la place de marché traditionnelle. C’est là ou
le touriste achète ses babouches, sa théière et ses autres souvenirs.
Aucun prix n’est affiché, on passe son temps à marchander, les transactions se font sans trace écrite.
Aucune garantie, si
ce n’est, quand on est étranger, de ne jamais payer le juste prix. « C’est le souk » est d'ailleurs devenu dans le langage courant synonyme de « bordel » lieu où règnent le désordre et la confusion (1).
Dans l’immobilier comme dans certains domaine des affaires au Maroc c’est l'esprit du souk qui règne. Une certaine opacité est entretenue par les commerçants qui sont solidaires face à l'étranger. Rien de péjoratif dans ce que je dis, juste un constat.
Je pense que le Maroc, dans l’immobilier, mais aussi dans d’autres domaines, va passer du souk à la place de marché moderne. Sur une place de marché occidentale, les prix sont affichés, la qualité de l’information attestée, les services standardisés. Les places de marché modernes utilisent Internet pour accélérer les transactions.
Juste l'impression que la movida numérique pourrait donner naissance, dans le domaine de l'économie, à un maroc en version 2.0. Plutôt sympa non ?
(1) MAJ : j'ai corrigé le terme de "bordel" qui peut préter à confusion. Je reproduit la définition du dictionnaire.
1. Lieu agité et bruyant; lieu où règnent le désordre et la confusion. Quel souk! qu'est-ce que c'est que ce souk! L'autre hideux là-haut, dans son souk, il devait roupiller toujours (CÉLINE, Mort à crédit, 1936, p. 474).
2. P. méton. Désordre, confusion. Il y a un de ces souks, chez lui! (ROB. 1985).
Le rapprochement entre « souk » et « bordel » me semble erroné. Si j’ai à définir le souk pour ceux qui ne connaissent pas , je dirai « le marché aux puces » ou « le bazar ».
Le marchandage et le « souk » existent partout dans le monde même dans les grosses affaires d’état où tout est flou et rien n’est précis. Quand il s’agit de milliards on parle de « négocier un marché » et quand il s’agit de babouches on dit c’est « le bordel » ! moi aussi j’aurai aimé voir les prix affichés partout, cela me convient. Et quand ce n’est pas possible je joue leur jeu.
Le jour où il n’y’aura plus de souk au Maroc, les touristes ne viendront pas.
avez-vous déjà vu des touristes au mac do ? au maarif ? à marjane ? au twin center ? ...
vous, vous êtes un résident, ce qui change tout ! votre vision n’est pas celle du touriste qui vient pour chercher le dépaysement dont « le souk »
je vous félicite pour votre blog très intéressant et bonne continuation.
Rédigé par: hbenbrahim | 05 septembre 2006 at 21:43
> hbenbrahim
En effet l'image du "bordel" est un un peu forte. Je l'ai corrigé.
Pour le touriste nous sommes d'accord, le souk fait parti de ce qu'ils s'attendent à voir. Nullement pour moi l'idée que l'on vende un jourles babouches à Marjane ou dans un freeshop de l'aeroport.
Concernant le souk, je parlais de l'immobilier et du domaine des affaires, ou "les prix sont rarement affichés" ou il est difficile, dans cette opacité de trouver de distinguer les bon profesionnels.
Rédigé par: ~laurent | 06 septembre 2006 at 09:59