Discution dans la rue avec deux voisines sur la constitution (toutes les deux ont des petits enfants). Dominique était scandalisée de voir Josiane Balasko défendre le oui à la télé.
Finalement sur cette constitution, il n’y a pas eut de débats contradictoire à télé. On a plutôt eut droit à des opérations de communication qui a ont pour objectif de culpabiliser ceux qui pensent différemment.
Je pense que le NON va l’emporter, et même si ce n’était pas le cas j’ai l’impression qu’il y a une prise de conscience générale que les choses doivent changer dans la manière de faire de la politique, et de communiquer.
Aujourd’hui on ne dit plus aux enfant « fait ceci, les parents savent mieux ce qui est bon pour toi » mais on prend le temps de leur expliquer. Nos hommes politiques continuent à nous dire : « vote oui, nous on connaît et c’est bien pour toi » ...
<>
Le blog est un système médiatique en miniature qui montre justement ce besoin de débats (1).
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(1) voir sur les sujets européens le blog de Pierre Bilger.

Yo Lolo, sympa de lire un de tes rares posts. OKI avec toi, nos politiques nous prennent pour des gamins. Et alors, on fait quoi maintenant, on vote "non" ? ... Arrogants comme ils sont, ils nous donneraient des leçons et resteraient en place. Je préfère donc dire "oui" à l'Europe et essayer au quotidien de vivre l'Europe. Crois-tu vraiment que les politiques peuvent faire un monde meilleur ? Et comment fait-on pour éviter de voir Sarkozy, Chirac, Hollande ou Jospin en 2007 ? On parle de tout ça à blog et cacahuètes ? ...
En tout cas, comme enfant qui fait ses devoirs, je vais lire le projet de constitution pour savoir de quoi ça parle. :-))
Rédigé par: Adrien | 23 mars 2005 at 13:21
une partie des électeurs du 21 avril a voté comme des enfants. il n'est donc pas totalement étonnant qu'ils soient pris comme tels. après on peut jouer à "c'est lui qui a commencé le premier", mais ça reste niveau 6e.
il n'en reste pas moins que si l'on s'intéresse à l'histoire de la construction européenne, aux forces en présence en Europe, aux conditions dans lesquelles ce traité a vu le jour, si les Français votent contre par anti-libéralisme, il est à peu près certain qu'ils auront fait une connerie encore plus grosse que le 21 avril.
ce traité émane des partisans de l'Europe politique, dont la France a toujours fait partie. son rejet serait un coup terrible pour les partisans de cette Europe politique, alors que pour l'instant rien n'est joué. la France n'en serait pas à son coup d'essai, puisque c'est elle qui avait rejeté la CED, qui était déjà une tentative d'embryon politique. c'est à cause de cela que l'on s'est concentré pendant tant d'années sur l'aspect économique.
les électeurs ont parfaitement le droit d'être contre ce traité, mais à mon avis si c'est par rejet de la pente ultra-libérale que l'Europe est, selon eux, en train de prendre, c'est faire preuve d'une ignorance et d'un provincialisme hallucinant. je n'ai personnellement rien contre le fait que l'Europe se borne à être un club économique, mais c'est très exactement ce qu'une bonne partie des partisans du non disent ne pas vouloir. or c'est très exactement ce que le non implique, pour les 30 prochaines années, comme l'illustre le précédent de la CED.
que la France agisse systématiquement dans le sens inverse de ce qu'elle dit vouloir est amusant et n'est pas une catastrophe, mais ce n'est pas non plus le signe d'une grande maturité.
j'admets sans difficultés que la gestion à la petite semaine et l'amoralité du gouvernement actuel mette en colère bon nombre de citoyens. cela aurait d'ailleurs dû être réglé le 21 avril... mais si ce qui gêne c'est l'ultra-libéralisme, je ne vois que deux votes cohérents : le oui ou bien le non ET la sortie de la France de l'Union européenne. quelques beaux esprits feront d'ailleurs remarquer que le traité fournit un cadre juridique permettant la sortie de l'UE.
Rédigé par: lionel | 23 mars 2005 at 14:31
Je reste dans l'intuition au sujet de ce NON. Si l'europe est solide elle passera sur un NON et
saura se réinventer et nous faire réver ...
On ne fait pas l'europe sur la peur et nos hommes politiques ont la trouille : d'un coté Chirac évite le débat, d'une autre coté hollande essaie de museler son opposition mais on sent qu'ils ont peur.
Ne pas voter cette constitution c'est simplement prendre un ou deux ans pour refaire quelque chose de mieux.
Je crois que l'on a le temps ...
Rédigé par: ~laurent | 23 mars 2005 at 19:37
>Lionel,
Je ne comprends pas trop ce que vous cherchez à nous démontrer. Ce que les partisans du NON apolitiques veulent est que cette constitution Europeenne soit revue et corrigée en prenant en compte les valeurs sociales, humaines, juridiques et financières qui caractérisent notre vieux continent avant les valeurs financières qui construisent un monde de "laissés pour compte" au profit d'une minorité. J'estime qu'il ne faille pas trente ans pour faire cela et avec des raisonnements comme le vôtre, la rappel à l'ordre n'est jamais possible car les rappelés, par vexation, ne veulent plus faire leur travail. Dans ces cas là, ils doivent s'en aller, Ils n'ont plus de rôle à jouer même par mégalomanie. La construction de l'Europe doit se faire dans le respect de l'individu. Ceci n'est ni de l'ignorance, ni du provincialisme aïgue mais de l'humanisme salutaire et raisonné préservant l'avenir. Bien sûr, L'Europe des peuples est plus jamais d'actualité avec la France comme porte drapeau.
Rédigé par: sebastien | 23 mars 2005 at 22:16
Good to have you back. Je vais voter oui pour la Constitution Europenne, pour rendre ce reve d Europe reel.
Amicalement
Patricia
Rédigé par: Patricia | 23 mars 2005 at 22:21
Je ne peux pas etre plus d'accord. De mon coté je m'étais énervé là (http://www.radical-chic.com/?2005/03/21/55-expliquer-et-simplifier) à ce sujet, peut être un peu excessivement d'ailleurs !
Je ne comprends pas que les politiques ne réalisent pas les dégats faits par leur pretention à nous parler comme à des mômes. Rien que ça me donne envie de basculer dans l'irrationnel et à réver de politique plutôt que de forcer à voter oui pour des raisons techniques, traité de nice etc.
Rédigé par: Guillermo | 23 mars 2005 at 23:46
Pour ma part je penche pour le OUI, non par enthousiasme pour cette Constitution, ni non plus parce que le NON détruirait l'Europe, mais simplement parce que tous les arguments pour le NON sont soit faux (anti-Turquie, anti-bureaucratie, anti-libéralisme, pro-démocratie, pro-fédéralisme, etc.) soit contraires à mes idées (nationalisme). Tout ce qu'on gagnera en votant NON, c'est de repousser encore les rares avancées que ce traité nous promet. Et laurent vient avec l'exemple de la CED de renforcer cette opinion.
Lire à ce propos mes différents billets sur mon blog : http://alibaba0.free.fr/blog/index.php?2005/03/08/55-brevets-logiciels-et-traite-constitutionnel
Rédigé par: Ali Baba | 24 mars 2005 at 03:09
> Laurent, content de te voir un peu de retour.
Désolé mon gars, encore une fois c'est PBi qui a raison, on est en pleine confusion des esprits
http://www.blogbilger.com/blogbilger/2005/03/constitution_eu_1.html
Demain, je fais une lettre ouverte aux partisans du non
Rédigé par: Didier | 24 mars 2005 at 07:24
Good 2 have U back.
D'accord avec toi, Laurent, les élites nous prennent pour des enfants, voire des cons. Elles veulent nous faire du bien à notre corps défendant.
Lionel -->
"une partie des électeurs du 21 avril a voté comme des enfants" : tu veux dire ceux qui n'ont pas voté comme toi (c'est à dire comme il faut) ?
La démocratie, c'est pas un truc à géométrie variable. Bien quand on est d'accord, mal quand on n'est pas d'accord. Difficile à comprendre, semble-t-il...
Pendant ce temps-là, personne ne s'intéresse à ce qui fait les opinions, à la psychologie collective. Tant pis, on fera encore mine de s'étonner du résultat ;-)
Rédigé par: stephane | 24 mars 2005 at 08:42
En tant qu'Européenne qui observe sans militer, je ne peux m'empêcher de constater que les gens qui sont en plein questionnement ne reçoivent de vraies réponses (c'est-à-dire des arguments et non pas des injures) que du côté du "non".
Il n'est pas interdit de penser que le "non" progresse principalement pour cette raison.
"Tu veux de cette Constitution ou tu n'en veux pas ?", telle est la question qui se pose à chaque Français. Et quand on demande aux gens de s'engager irréversiblement dans une "Constitution" qui, si elle est appliquée strictement, aura d'infinies répercussions sur leur vie, on doit au minimum admettre leur droit au questionnement.
Ce questionnement ne pourra se transformer en décision "éclairée" (que ce soit pour voter "oui" ou pour voter "non") qu'au terme d'un débat argumenté.
Personne ne fait progresser son point de vue en commençant par stigmatiser son adversaire (en le traitant de provincial, d'irresponsable, de menteur, d'espris confus…) : personne ne rassure un interlocuteur qui expose ses inquiétudes en lui donnant une claque ou en se moquant de lui. On ne rassure et on ne convainc qu'en expliquant clairement et courtoisement ses propres arguments point par point… – je dirais même d'autant plus clairement et courtoisement que l'inquiétude est vive, réelle et argumentée en face.
L'arrogance et l'évitement des vraies questions sont non seulement irrespectueux de l'autre mais contre-productifs : la progression du "non" en témoigne.
Comme je vous l'ai dit, je ne suis que spectatrice et ne fais pas de politique. En revanche, je vais VOTER, et le minimum que j'espère des gens qui s'engagent dans le débat, c'est qu'ils éclairent mon vote.
Je déterminerai celui-ci, faut-il le rappeler, en fonction des arguments que les uns et les autres auront exprimés. Et, comme tout le monde, j'attends des réponses précises sur le texte.
Lorsque, face à des gens qui posent des questions, expliquent leurs craintes, exposent leurs arguments, je n'entends que des réponses du type "Vous êtes ou des idiots ou des salauds si vous votez "non"", je ne peux que conclure à l'absence d'arguments sérieux pour le "oui".
Rédigé par: Caroline | 24 mars 2005 at 10:02
> Caroline, parfaitement d'accord sur les principes généraux concernant le questionnement.
Pour bien comprendre ce qu'est le Traité, il faut absolument lire le bouquin d'Olivier Duhamel, "Pour l'Europe" au Seuil. Texte intégral du Traité commenté par quelqu'un qui faisait partie de la Convention.
Le problème avec les tenants du non c'est qu'ils posent des questions qui n'ont rien à voir avec le Traité lui même. Donc la confusion des esprits est grande. Je ne dis pas que le mécontentement exprimé par les partisans du non soit injustifié, mais il ne faut pas se tromper de combat ni de lieu d combat. Prenons cette affaire d'économie libérale tant reprochée au Traité. Ce n'est pas le Traité qui a inventé le fonctionnement de notre économie. Ce fonctinnement s'est imposé et nous sommes dans une économie de marché libre. on aime ou on n'aime pas, mais rejeter le Traité parce qu'on n'aime pas ce type d'économie n'est pas une réponse appropriée. Le summum de la confusion est chez les agriculteurs : eux qui ont tant reçu de l'Europe, ils semblent décider de ne plus en vouloir sous prétexte qu'on leur prépare une agriculture libérale. Mais avec ou sans Traité, ils auront cette agriculture libérale, alors les raisons de voter non n'ont pas de sens.
Loin de moi de penser que les partisans du n on sont des crétins ignards, mais je ne comprends pas la logique derrière le non, c'est répondre à une question qui n'est pas posée aujourd'hui et qui le sera en 2007 avec les élections en France.
Rédigé par: Didier | 24 mars 2005 at 11:06
Laurent : je suis content de te revoir sur le blog ... et ailleurs (n'hésite pas).
Vote Europe : je voterai OUI
"OUI" nos politiciens (pas qu'en France) sont médiocres. Et alors ? Nous n'avons qu'à en faire surgir d'autres
"OUI" le "système politique et démocratique" est terriblement imparfait. Et alors ? Poursuivons l'invention permanente de la politique et de la démocratie. L'utilisation des blogs est un début de réponse pour qu'il y ait plus de débat. (réponse partielle, tout le monde n'utilise pas les blogs, pas de la même façon, n'a pas le même acquis langagier ou culturel)
"OUI" L'Europe est une chance inespérée (paix, état de droit, etc.). Comme la démocratie, elle progresse lentement, par compromis. Se mettre à part, s'exclure sous prétexte que les choses ne sont pas parfaites, ne sert qu'à exprimer une humeur. Pas à faire avancer son point de vue, ni à rester en opportunités de dialogue avec "les autres". D'autant qu'il n'y a - et n'aura, à moyen terme - aucun rapport de force pour que les partisans du "non" se retrouvent dans une "autre Europe" (et laquelle ?).
"OUI" L'Europe est une ECONOMIE SOCIALE DE MARCHE (chaque mot compte). Pas de marché -> pas de prospérité -> pas de social, et -> tensions, guerres. Le social fait partie du projet politique européen (acquis de chaque pays, acquis européen, ... et acquis du traité constitutionnel !). Comme l'économie, le social se bâtit peu à peu.
"OUI", le traité constitutionnel est une nécessité pour pouvoir continuer à avancer (... et il y a de nombreux chantiers !). Il améliore la coordination politique et économique ("Nice" à 25, c'est le foutoir assuré). Il améliore les acquis philosophiques et sociaux. Il améliore aussi le jeu politique (le machin Bolkestein n'aurait jamais pu avoir un commencement d'existence si le traité avait été en vigueur).
"OUI" nous sommes des adultes. Ce n'est pas parce que les choses et les gens (et nous, sommes nous parfaits ?) ne sont pas parfaits que nous cassons tout.
"OUI" le texte du traité est touffu. Et alors ? La complexité des mathématiques de la physique des cordes n'empêche pas de voter "oui" à 2 + 2 = 4, et d'avoir envie d'aller plus loin que "2 + 2".
"OUI" nous allons la construire (et encore et toujours) cette Europe, nous allons (en permanence) construire les débats et la démocratie.
"OUI" nous connaissons les imperfections du système démocratique, qui donne l'occasion à chaque vote d'exprimer bien autre chose qu'une réponse politique construite. Votons OUI, pour avoir une possibilité (poltique, culturelle, économique) d'expérimenter des améliorations.
"OUI" il faut populariser le OUI. Et ce n'est pas en distribuant le texte du traité qu'on y arrivera.
"OUI" !
Rédigé par: Xavier Maury | 24 mars 2005 at 11:18
> Xavier, génial -)))
Rédigé par: Didier | 24 mars 2005 at 11:35
> Caroline.
Tout à fait d'accord avec ton analyse. Je peux te dire que de dire "NON" ne sera pas dit de gaieté de coeur le 29 ami prochain mais il y en a marre d'être pris pour des mômes par les politiques invertueux.
Pris intrinséquement, il est vrai que l'on vote pour l'établissement d'une constitution Européene. Si l'on veut être rigoureux, c'est pour cela qu'il faut voter. Mais le texte de cette constitution oublie les aspects sociaux et fiscaux qui, par leur manquement, dénormalisent déjà le travail en Europe. Alors, en logique simple, il est impossible de voter sur l'aspect purement politique en oubliant les effets dévastateurs du régne sauvage de la finance.(délocalisations, faits réels vécus). Par ailleurs, l'Europe a pris des décisions sans consulter le citoyen en particulier l'élargissement généreux vis à vis des pays de l'Est. Aujourd'hui le citoyen qui s'attend à une paupérisation de son pays par effet de nivellement réagit. L'explication n'est pas plus difficile que cela même en écartant volontairement toute idéologie politique qui, elle, respecte le dictat du chef. La directive Bolkenstein, même retirée provisoirement, désservira fortement ce référendum.
Rédigé par: sebastien | 24 mars 2005 at 12:18
> Sébastien, mais comment ne pas se rendre compte que voter NON ne mettra pas fin au "règne sauvage de la finance". Nous vivons dans ce monde là. Voter NON ne changera rien, rien du tout En plaisantant on pourrait dire : je vote NON au référendum car je suis contre le réchaufement de la planète -)
Rédigé par: Didier | 24 mars 2005 at 15:06
>Didier.
Si car voter "Non" mentionnera clairement à la classe politique qu'elle a accouché d'une mauvaise copie et qu'elle doit remettre son ouvrage sur le métier. Il est sûr que dans un premier temps, la victoire du Non n'empêchera pas la fin au "régne sans foi ni loi de la finance". Mais si les motifs du rejet sont clairement évoqués, cela va faire peut-être réfléchir d'autres pays qui vont admettre le bien fondé du rejet et se manifester également. Pour le simple citoyen, ce référendum ne doit pas être un blanc seing à la technocratie et à la classe politique largement discréditée. C'est bien gentil d'agiter l'éventail de la sinistrose pour la France si le Non l'emporte mais de temps en temps il faut avoir un peu plus d'imagination et d'arguments. Comment l'Europe pourrait-elle exister avec une France exclut en position géographique centrale, c'est impossible, un compromis serait obligatoirement trouvé. On arrive bien à intégrer les Anglais alors qu'ils sont plus proches des Etats-Unis que des positions Européennes. Ce que je refuse est la construction d'une Europe politique sans l'accompagnement d'une Europe sociale et fiscale uniformisée. Aujourd'hui, il n'y a aucun engagement précis et nous attendons un calendrier avec obligation de résultats. (et non de moyens uniquement). Tu plaisantes avec le réchauffement de la planète mais le NON permettrait peut-être d'inclure un volet écologique qui renforcerait les engagements de Kyoto et qui permettrait enfin d'avoir une vraie politique de substitution des carburants fossilisés. Là aussi, trop d'engagements financiers sont en jeu. Rappel : Total record de bénéfice en 2004 alors que le prix du Brent était au plus haut ! Cherchez l'erreur !
Rédigé par: sebastien | 24 mars 2005 at 22:44
Je partage l'avis de sébastien, à ceci près qu'une partie de la classe politique considère elle-aussi que ce traité est un mauvais texte. On vient de voir, avec l'épisode Bolkestein que le NON peut permettre de limiter les dégats, de créer un rapport de force qui conduit au réexamen du texte, et que des gens très bien peuvent le dire !
Rédigé par: michel moine, maire d'Aubusson | 24 mars 2005 at 23:58
Sebastien, Michel, regardez la réalité en face : la France fait à peine 15% de la population de l'Europe, n'est qu'un Etat par les 25. C'est ça une communaité. Pourquoi, comment et au nom de quoi les Français peuvent ils chercher à imposer leurs vues, même en négociant ? il n'y a aucun pragmatisme dans votre position à l'inverse de celle des anglais qui attendent que les Français se cassent les dents
Rédigé par: Didier | 25 mars 2005 at 04:12
Même si je dois respecter Michel Moine compte tenu de sa fonction, je considère que contraitement à ses propos et au contenu de son blog, la classe politique Française a été totalement inexistante vis à vis de la directive Bolkestein et heureusement que la BASE citoyenne s'est réveillée, voyant le danger arrivé pour obtenir un moratoire à cette directive scélérate. S'il existe encore des gens bien dans la classe politique Française (et j'en doute car l'affaire des marchés publics d'Ile de France va nous révêler encore des choses trognons), il faut qu'ils se mobilisent pour obtenir des réponses claires sur les devenirs de cette directive après le 29 mai 2005.
Quand aux rôles de la France, je regrette, elle a toujours été très moteur dans la construction européenne et elle offre un modèle social très développé qui n'existe dans aucun autre pays en Europe. Elle s'est toujours voulu être précurseur dans ce domaine et il faut que cela soit son modèle social (et fiscal) qui serve de base à la constitution d'un modèle social européen commun (une vue de l'esprit ne suffit pas). Le "NON" que propose certains n'est pas un "NON" de défi, ou de sanction de politique intérieure mais uniquement un "NON" pour demander une autre copie de la constitution européenne qui respecte l'individu. Aujourd'hui la directive Bolkestein n'est pas encore en place mais il y a déjà des pans entiers d'activités de service qui partent en Tchéquie, en Hongrie et même en Roumanie (hors UE pour l'instant). Excusez-moi l'expression, cela me fait mal aux tripes pour notre jeunesse, et si le "NON" a soudainement monté dans les sondages, l'origine en est là car d'autres vivent également cette situation dans leur environnement professionnel. Si les partisans du "OUI" veulent cela, qu'ils continuent dans leurs convictions au devenir précaire et incertain.
Rédigé par: sebastien | 25 mars 2005 at 09:30
Cette constitution elle remplace pas "notre" belle constitution..
elle remplace juste les traités de Nice & antérieurs,
c'est un englobage de tous les anciens, donc ça changera vraiment, mais vraiment quedalle le vote du non, à part un vote pour le principe :?
mais dans la nouvelle constitution "il est possible à un pays de quitte l'UE" (ton Air France) donc, les gens contre l'Europe, votez oui, le bluff total!
"Un droit d’initiative populaire est instauré: si au moins 1.000.000 d’Européens d’un certain nombre d’États le demandent, la Commission peut être amenée à déposer une proposition dans le sens souhaité par ceux-ci."
J'en connais plus d'un à qui ça plairait, rien que pour de nombreux défenseurs des logiciels libres, l'environnement, les lobbys religieux..
et puis, quand on vote simplement, y a toujours des trucs qui gênent, on est jamais à 100% d'accord..
mais là, c'est un peu gros, très gros, exemple de la section agriculture, on ne fait "que" référence à l'économie et jamais à l'environnement, c'est pas mon dada du tout, et c'est ce genre de trucs qui m'inciteraient à faire un :up: pour le non.. ou même la section environnement, qui fait seulement "2 pages"
mais à contrario, des idées comme le projet "REACH" (produits chimiques & co vérifié de fond en comble), me motivent pour dire oui et aider à l'acceptation de la constitution..
donc comme à chaque fois, faut accepter des compromis, ou non.
Sinon plus simplement, au lieu de divaguer, à propos de ton article, very sympa et réaliste, sauf que dorénavant t'auras de plus en plus de gens qui soit s'intéresseront vraiment ou des gens qui en auront vraiment plus rien à "foutre" de la politique..
Sûrement 2 ou III petites choses à rajouter, hors propos sûrement mais bon,
OK, cette constitution est pleine de références économiques, mais ça, de gauche ou de droite on pourra pas y changer grand chose avant que les gens pigent que c'est pas un élément essentiel à la vie comme l'eau..
La constitution fait de nombreuses fois allusion à la cour de Justice européenne, c'est déjà 1 bon point..
Y a un autre point aussi, je l'ai oublié :)
Et je m'excuse pour la non organisation de mes propos en fourre tout, mais j'ai pas tenté le plan dissert, j'ai rajouté des infos au fur, à mesure, à la baguette.
Santé Sané, et bien l'bonjour à toi, ça fait plaisir de t'relire :)
Rédigé par: Tom | 25 mars 2005 at 10:02
>la France fait à peine 15% de la population de l'Europe, n'est qu'un Etat par les 25.
Sans doute mais pour fréquenter chaque jour d'autres européens dans mon travail, je ne me sens pas isolé du tout dans cette réflexion qui m'a progressivement amené à penser qu'il fallait freiner au lieu de foncer vers toujours plus d'intégration,qu'il fallait dire une première fois NON pour provoquer un choc salutaire.
Personnellement j'aurais préféré que l'on vote plus tard ce qui aurait évité que l'on soit les premiers à dire NON. "Messieurs les anglois/allemands... tirez les premiers" Ceci dit, je suis à peu près sûr que nos amis des Pays-Bas se joindront rapidement à nous et que d'autres pays qui ont choisi la voie parlementaire demanderont à être consulté.
Merci Didier d'amener un peu de contradiction.
J'ai cherché qq exemples pour illustrer le thème "On nous parle comme à des enfants". Ce dont je me suis aperçu c'est que le reproche, parfois légitime, fait aux partisans du NON de vote fourre-tout s'applique largement aux partisans du OUI qui justifie leur choix par toutes les bonnes choses que l'union européenne a apporté depuis le traité de Rome.
Il semble clair que les partisans du NON ont bien mieux étudié ce texte que les autres et je dois dire qu'ils en font facilement ressortir les contradictions même si le genre d'argument "il faut arrêter le rouleau compresseur qui s’est mis en branle depuis des décennies" me met un peu mal à l'aise. Mais c'est toujours le problème quand on est au milieu : quel que soit le côté où l'on bascule, il faut s'accommoder de l'extrême que l'on a choisie.
Très sympa le site d'Aubusson, on aurait preque envie de passer des vacances dans la Creuse.
Rédigé par: Joël | 25 mars 2005 at 10:11
> Sebastien, le modèle social français c'est 10% de la population active au chomage, + de 1 million de RMIstes, 14 milliards d'€ de déficit de l'assurance maladie, des catégories sociales extrèmement conservatrices car accrochées à leurs acquis sociaux, une solidarité en lambeaux, 25% des jeunes au chomage, + de 10% des jeunes de 13 ans qui savent à peine lire et écrire, des syndic&ats qui ne représentent plus qu'eux mêmes, etc etc etc - tu parles d'un modèle !
Rédigé par: Didier | 25 mars 2005 at 11:15
Didier, il faut arréter de fumer le papier journal.
Le modèle social français c'est un grand nombre de mois de congé maternité avec salaire garanti (y comris salaire très élevés) payé par la sécu (en déficit il est vrai), ce sont des jours de congé de paternité, un nombre de visites médicales prénatales et d'examens en tous genre qui nous amènent à un des taux de mortalité infantile parmi les plus faibles du monde. Tellement d'examens que l'on se dit même que l'on fait sans doute trop d'amniocentèses. Bref, si l'on excepte qq pays scandinaves, ce modéle est effectivement plus qu'un modèle, c'est un rêve pour le reste de la planète, y compris la Suisse si riche mais ou le coup de la santé n'est pas abordable pour une frange de plus en plus grande de la population.
Rédigé par: Joël | 25 mars 2005 at 13:46
Didier, Tes paroles me choquent énormément. Je ne suis pas un jusquenboutisme et j'admets le libéralisme raisonnée et la liberté d'entreprendre mais j'estime qu'en France tout travailleur à une bonne couverture sociale que l'on ne trouve nul part ailleurs en Europe. Je pense que tu confonds la protection sociale du travailleur et la politique sociale, économique et éducatif de notre pays. Si tu es grâvement malade, tu es bien content de trouver la Sécurité sociale pour t'aider. Le problème est que des gouvernements successifs de la France ont voulu attribuer d'autres rôles sociaux à la sécurité sociale d'où son déficit abisal sans trouver les recettes en contre partie. Quand aux autres chiffres que tu cites, cela est dû au fonctionnement de notre économie et de notre système éducatif et non à notre couverture sociale.Alors je sais, tu vas me répondre que la couverture sociale à un coût sur le prix de revient du produit fini, effectivement oui mais tirer esentiellement et continuellement vers le bas pour être toujours concurrentiel à une limite et nous sommes arrivés à cette limite dans nos pays d'Europe occidentale. D'ailleurs certains s'en sont aperçus et vont ailleurs pour aller encore en deçà.
Rédigé par: sebastien | 25 mars 2005 at 13:57
Joël, bien sûr qu'il faut venir passer ses vacances en Creuse: nature, culture, tranquilité, patrimoine. Tentant, non ?
Didier, bien sûr que tout n'est pas parfait en France. Mais celà ne remet pas en cause le rôle historique de la France, ni son poids dans la construction de l'Europe.
Sébastien, bien sûr que le déficit de la sécu apparait comme très important. Mais il faut savoir que le budget de la sécu est supérieur à celui de notre pays, qui accuse un déficit bien supérieur. Je crois me rappeler m'entendre dire que le déficit de la sécu, c'est quelques jours de prestations. D'ailleurs ce budget attise les convoitises de toutes les grandes compagnies privées d'assurance, qui aimeraient bien mettre la main dessus...
Le non à bolkestein, prononcé par une classe politique unanime, ne la rend pas suspecte d'être anti-européenne, en tout cas pas plus que le non à la constitution. Au fait tu as entendu le sondage du jour , Didier ? 55 % pour le non...
Rédigé par: michel moine, maire d'Aubusson | 25 mars 2005 at 14:23