Spéciale dédicace pour David de génération talent power.
S’entourer de gens brillants est essentiel pour la réussite d’un projet. C’est une vérité que l’on oublie bien souvent dans notre pays; car en matière de management nous avons aussi notre exception culturelle.
En France, le roi donne l’exemple. Le président de la république en choisissant un premier ministre peu compétant (1) et sans personnalité à suivi cette règle : pour garder le pouvoir, il faut veiller à s’entourer de gens sans ambitions, ou moins brillant que soi (2).
Dans nos grandes structures, (3) on étouffe les initiatives. Le (petit) chef récompense trop souvent celui qui se tait et obéit. C'est logique, car il ne fait que suivre l'exemple qui lui vient d'au dessus.
Le livre bonjour paresse est un bon exemple de cet état d’esprit. Je ne peux en vouloir à son auteur qui finalement ne fait que mettre en évidence les défaillances du management d’EDF. Son succès n’est à mon avis que le signe d’un malaise profond.
S'entourer des meilleurs et avoir du plaisir à faire gagner l'équipe est me semble t-il une des première règle de management. On l'oublie trop souvent en France.
En conclusion transmette une définition du management que j'aime bien(4) :
"faire rêver les gens"
"maîtriser le réel"
"savoir dire merci"
A suivre : polytechnique, grande école ... de France
Reprise d'un article publié ici.
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(1) en plus d’être imitateur de Johnny, il a dirigé une agence de communication politique.
(2) sans vouloir faire de polémique je me suis toujours interrogé sur la phrase : « Alain ? le meilleur d’entre nous ! ». Cela ressemble à une réplique des bronzés « Alain ? il est gentil ! »
(3) Les succès de Carlos Ghosn et de Thierry Breton des exceptions qui mettent en évidence le vide autour d’eux.
(4) je n'ai pas le nom de l'auteur.
Je souscrit à ton post.
Il ne faut pas sous-estimer la dimension "besoin de reconnaissance sociale" d'un dirigeant.
Il est très difficile de manager quand un collaborateur montre qu'il est meilleur que toi, ou plutôt quand les autres collaborateurs pensent qu'il est meilleur (avec les informations dont ils disposent). On a beau dire de grandes phrases (du genre "c'est l'équipe qui compte"), seule la démonstration de ta supériorité (dans certains domaines au moins) permet de supporter le challenge.
A partir du moment où le dirigeant (pire le fondateur) sent qu'il n'est plus respecté, quelque chose se casse en lui ("le désir de séduire") et il se sépare définitivement de ses troupes. Le but n'est plus de faire progresser la société, mais d'empêcher quiconque d'accéder à la reconaissance qu'il a lui-même perdue.
Enfin je crois qu'il y a un peu de ça...
En conclusion, il faut veiller à valoriser le big boss si tu veux qu'il adhère (encore) au projet collectif.
PS : Le talent peut prendre bien des formes. Le principal talent pour moi est le nomadisme (curiosité, tolérance, accueil, abandon).
Rédigé par: stephane | 01 février 2005 at 09:12
Pour moi la métaphore qui me semble la plus proche de ce que ressent pour décrire ce que devrait'être un dirigeant d'etnreprise est de la relation du père a ses enfants.
Quel est le plus beau défit pour un père ? de faire que ses enfants le dépassent et n'aient plus besoin de lui ?
On aurra beau faire on ne possède pas les gens, surtout les gens de talents.
On revient dans ce cas à la maturité du dirigeant. Il faut pour bien diriger avec digéré ce "besoin de reconnaissance sociale" qui fait ressembler beaucoup de nos patrons Français à des gamins dans une cours de récréation.
Rédigé par: ~laurent | 01 février 2005 at 09:20
Le syndrome de Peter Pan de nouveau à l'honneur...
Oui, ce sont des gamins...mais ils sont largement majoritaires dans ce pays.
Dis-toi que tu es leur père, et que tu dois les encourager ;-) Ils n'attendent que ça, en fait.
Rédigé par: stephane | 01 février 2005 at 09:29
Merci pour la dédicace, honoré je suis.
Une citation pour toi de Napoléon 1er dont tu disais hier qu'il faisait partie des 2 qui ont fait la France :
"L'art le plus difficile n'est pas de choisir les hommes mais de donner aux hommes qu'on a choisis toute la valeur qu'ils peuvent avoir."
Le pouvoir il se prend, se nourrie, ne se décrète pas. Sinon c'est une illusion que seules les mega structures, ou les monopoles peuvent "héberger".
Le pouvoir du dirigeant actif, présent repose sur son Talent (power).
Comme l'écris Stéphane, il prend des formes diverses. Celle du "nomadisme" qu'il évoque, une aptitude à la survie face à l'évolution stratégique et aux challenges du quotidien.
Il y aussi des actifs : une vision, une connaissance des clients, des relations avec des actionnaires....etc.
Et enfin une energie particulièrement consommée, qui nécessite une confiance en soi, envers les autres et l'avenir.
Rédigé par: David de TalentPower | 01 février 2005 at 09:30
Merci les garçons :))
> Et enfin une energie particulièrement consommée, qui nécessite une
> confiance en soi, envers les autres et l'avenir.
Je pense que tu as tout résumé. En france on ne favorise pas la confiance en soi, et ceci depuis l'enfance :
"Ne fait pas ceci, ne fait pas celà, etc ..."
Au US les gamins sont encouragés a se dépasser, a prendre des risques, ... chez nous "on pantouffle"
Rédigé par: ~laurent | 01 février 2005 at 09:36
Au sujet du syndrome de Peter Pan, voila ce que dis Wikipedia :
* À partir de 45 ans : l'adulte tente de retrouver son enfance, face à un style de vie qu'il n'a pas choisi
... qu'en on pense qu'ils (les Dirigeants français) sont dans leur grande majorité dépassé cet age ... et pour peu qu'ils aient fait mai 68 ;-)
Rédigé par: David de TalentPower | 01 février 2005 at 09:37
désolé, là j'ai posté trop vite, désolé pour les fotes ;-)
Rédigé par: David de TalentPower | 01 février 2005 at 09:38
> david
... cela me rappelle Messier qui expliquait à Bébéar qu'il n'avait pas eut d'adolescence et qu'enfin il vivait. On comprend mieux que Claude n'ait pas trop aimé jean marie. Lui Claude il va tirer des coups ... de fusil en afrique pour faire tomber la pression :
http://www.princesseanna.com/2004/10/monsieur_babar.html
Pour les fotes, tu a remarqué que je faisai expré pour donner un style un peu brut. Sinon je fais 20/20 à la dicté de pivot moi ;)
Rédigé par: ~laurent | 01 février 2005 at 09:43
L'école à une grande place à jouer là dedans. Et cela dès le plus jeune âge.
Apprendre, réaliser des projet en équipe me semble essentiel dans un monde professionnel qui ne jure que par le collaboratif (quitte à le galvauder), sans forcément s'en donner les moyens.
Je ne suis pas persuadé que les choses évoluent radicalement à l'école. On reste encore sur des schémas classiques d'apprentissage individuel dans un cadre certes collectif. Le travail collectif ne pèse pas bien lourd. J'espère me tromper mais il s'agit avant tout de ne pas copier sur son voisin.
Il faut dire que l'apprentissage collaboratif est contradictoire avec une logique d'évaluation strictement individuelle. Au delà de la difficulté pédagogique inhérente à l'apprentissage collaboratif, le monde scolaire me semble incapable d'évaluer un enfant avec des indicateurs collectifs.
En toute logique, c'est le même topo dans l'entreprise...On se borne à des indicateurs individuels de la performance alors que les processus de travail sont de plus en plus collectifs. Une légère contradiction.
Encore une fois, j'espère me tromper dans mes jugements à deux neunos sur l'école. Un peu perdu le lien depuis mes années collèges mais j'ai quelques difficultés à percevoir la dimension collective de l'apprentissage dans ce que me raconte et me montre mon grand schtroumpf de 6 ans.
A TCHAOum
Rédigé par: RH | 01 février 2005 at 10:39
Collaboration ou compétition ? Compétition : être le meilleur. Mais par rapport à quoi ?
Il me semble qu'on peut éduquer l'enfant (l'adulte ?) à être le meilleur ... par rapport à soi-même (c'est la vieille parabole des talents). Et si quelqu'un est le meilleur par rapport à soi-même, il redonne beaucoup aux autres, par le simple jeu des relations sociales. Cela devrait contribuer à une meilleure performance collective.
Pour qu'un enfant ou un adulte devienne meilleur (par rapport à lui-même), il faut lui consacrer le temps (important) et l'attention (de qualité) nécessaires. Cela s'appelle l'éducation, ou le management.
Rédigé par: Xavier | 01 février 2005 at 11:24
Pour compléter, je citerais la conclusion d'une intervention de Pierre HAren (Fondateur d'Ilog) lors d'un séminaire de management : "La réusssite d'une start-up dépend de la qualité de votre recrutement : les A recrute des A, les B recrute des C !"
Rédigé par: Jacques Froissant | 01 février 2005 at 11:28
merci pour ces beaux commentaires.
tout se joue dans l'enfance finalement ? j'ai l'intuition que l'on doit "aimer", ses collaborateur ou tout du moins les "comprendre".
On a tous besoin d'être aimé et compris ?
On a donc besoin de dirigeants qui sont capable de cela. Encore faut'il qu'ils aient été aimé et compris eux aussi dans leur enfance.
Rédigé par: ~laurent | 01 février 2005 at 12:25
Oui beaucoup de chose se jouent pendant l'enfance et l'adolescence, et l'adulescence. (mais rien n'est joué, jusqu'à la fin).
C'est une reponsabilité collective, une croisade vitale. Je vous invite à lire la libre expression sur ce sujet de JoelYves Lebigot (auteur de Vive les 11-25ans) sur mon blog.
Plus nos "enfants" seront forts (leur talent power), plus nous serons forts (talent power de nos entreprises) et plus se sera difficile de trouver des "C"...
au fait ce genre d'étiquettage, moi ça me gène. La nature humaine est bien trop complexe et évolutive pour la figer ainsi. C'est comme cela aussi que l'on arrive à justifier par exemple les recrutements mono-grande-école à "la française". Les A c'est X.
Rédigé par: David de TalentPower | 01 février 2005 at 14:15
N'oublions pas d'éduquer nos chefs...sans eux, rien n'est possible (sauf à devenir calife à la place du calife).
Attention aussi à ne pas confondre intelligence et talent, compétence et efficacité, moyen et résultat, etc.
PS : Elles sont où les noix de coco ?
Rédigé par: stephane | 01 février 2005 at 15:33
Secouons effectivement le cocotier.
Sur l'importance de l'équipe et les dangers "du grand leader" choisissant des médiocres, il faut lire "Good to Great" de Jim Collins (paru en France sous le titre lamentable de "de la performance à l'excellence").
Rédigé par: Philippe SIlberzahn | 02 février 2005 at 22:50
nul
Rédigé par: | 11 février 2008 at 17:22