Un nouveau mai 68 ? c'est déjà du passé !
On discutait chez pierre, un voisin blogger avec des potes, quand le sujet de mai 68 est arrivé.
Finalement la période des start'up c'était notre mai 68 à nous : l'imagination et l'utopie ont été au pouvoir et cela a été un véritable happening.
La vieille économie a tremblé à ce moment. Les "vieux messieurs" ont bien compris que leur place était en danger. Alors ils ont sorti le chéquier et ils ont "achetés" les plus vénales.
Ils ont tués le rêve sous des montagnes de fric.
Mais la plupart avant le coeur pur. Certains sont reparti avec la gueule de bois, en ils en sont venu a détester, oublier leurs rêves. Mais l'esprit de ce mai digital n'est pas mort bien au contraire.
Les adolescents ont grandis, se sont aguéri (1). Cette fois-ci ce sera la bonne.
Les bastilles tombent une à une :
- Les labels musicaux
- Les groupes de presse
- Les opérateurs télécom
- Les éditeurs de logiciels
Les premiers révolutionnaires s'appellent Linux, Firefox, Skype ... les autres ne sont pas loin.
Si vous avez le temps :
l'avenir ? c'est tout droit !
Si vous voulez boire un coup dimanche soir :
Du coté de Pigale
Si vous chercher un blog/appart (la déco est un peu celle de papa/maman, mais le frigo est bien rempli ;) :
Samedi/Dimanche chez pierrot
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(1) ils se sont bien dépucelés depuis
Voilà donc le "jeune" Tild Laurent !
Celui qui a tout compris à la nouvelle économie, le roi de la blogosphère l'empereur du cyberworld.
Le pourfendeur des "vieux", le terasseur de l'immobilisme.
Ce grand phare due XXieme siecle, que dis je du III eme millenaire nous ramène à .... Mai 68 !
Tild Laurent, tu es aussi jeune que Serge July !
Rédigé par: finger | 30 janvier 2005 at 00:08
salut l'ami :)
Tu as peut être raison. trops de certitudes d'affirmations parfois dans mes propos. Mais au moins tu as notés que j'étais contre l'immobilisme.
Plutôt que de rester centré sur la personne (et c'est ton droit d'être énervé par "Tild laurent") ce qui m'intéresserai c'est de t'entendre sur les idées.
PS : serges july à 40 ans devait être sympa non ?
Rédigé par: ~laurent | 30 janvier 2005 at 03:29
Linux firefox et skype... et bien voilà un curieux mélange. Qui risque de fâcher tout le monde et de ne satisfaire personne. Et on oublie GNU dans la révolution ?
Mais qu'est ce donc qu'à de révolutionnaire le noyau linux ? C'est très bien linux, mais c'est de l'informatique d'il y a trente ans. Bien fait et fonctionnel, mais révolutionnaire... non
Skype ? C'est juste un produit d'appel comme un autre, destiné à attirer les clients. Rien de mal à cela, mais où se trouve la révolution ?
Firefox dans la mesure où il s'appuie sur des standards présente un grand changement dans les habitudes informatiques, mais là non plus je ne vois pas trop de révolution.
J'utilise chez moi un marteau dont le manche est en fibre de carbone... sur l'emballage il y avait marqué "révolutionnaire"...
Laissons donc tranquille la révolution là où elle est... c'est à dire nulle part. Parlez plutôt de liberté, de dignité. Ce ne sont pas les outils qui comptent mais les hommes.
Vous auriez mis GNU/Linux entre les mains de Staline vous auriez vu si c'était un instrument révolutionnaire et la liberté qu'il vous aurait apporté... Vous auriez simplement été fiché et contrôlés avec un système stable et robuste... donc encore plus dangereux.
Seuls les hommes comptent, ce sont eux qui utilisent les outils.
Rédigé par: Alarc'h | 02 février 2005 at 01:07
Nous avons devant nous les briques d'un système qui échape au contrôle des systèmes centralisés : téléphone P2P, OS libre, place de marché P2P. Une vraie révolution non ?
Rédigé par: ~laurent | 02 février 2005 at 06:58
D'accord avec Alarc'h : "A fool with a tool is still a fool".
Ce qui a changé, c'est que des hommes se mettent en tête de développer Kazaa, Skype, Firefox et Linux.
Quoi ? On ose bousculer l'ordre établi ?
Rédigé par: stephane | 02 février 2005 at 09:42
Ce que je voulais dire c'est qu'il ne faut pas prendre le mot pour la chose. Il ne faut pas laisser les mots remplacer les choses.
Les mots, disaient les "nominalistes" médiévaux, ne sont que des "flatus vocis". Pour les non latinistes la racine de flatus a donné flatulences... et vox,vocis c'est la voix. Pas besoin de traduction pour bien montrer qu'ils n'avaient pas d'illusion sur la valeur de la seule parole !
Les soixante-huitards dont vous parlez voulaient bousculer l'ordre établi, et ils l'ont fait sur bien des points. Mais il faut se poser la question de la pérennité des effets... Ils sont maintenant ministres ou capitaines d'industrie. Qu'ils le veuillent ou non ce sont eux qui se sont mainteant "minéralisés" et qui constituent l'ordre établi. Faire la révolution c'est étymologiquement faire un tour... a force de tourner on se retrouve au même point.
Donc bousculer l'ordre établi peut avoir de l'intérêt, mais si ce n'est que pour assurer une naturelle rotation des générations, et chasser le vieu con d'aujourd'hui pour devenir soi-même le vieu con de demain ça n'a qu'un intérêt bien limité non ?
Je ne crois pas que décider de développer un logiciel soit un acte révolutionnaire ou porteur en soi d'une quelconque libération. Mais mettre en place un cadre mental et aussi législatif qui puisse fournir quelques garanties pouvant ressembler à de la liberté est une chose importante. Une licence libre pour un logiciel est plus importante que le logiciel lui-même.
Le débat est moral et non technique. Ce que se tue à dire RMS, mais il est un de ces soixante-huitards un peu bornés qui n'ont pas décidé de profiter personnellement de leurs acquis, du moins socialement, et il faut peur... même dans les milieux qui semblent proches du libre.
Skype est comme MSWindows, il est fermé, propriétaire, en plus certainement comme son grand frère Kazaa un spyware (au moins potentiel). Il est peut-être pratique, mais il ne libère pas l'homme, donc il est mauvais dirait RMS.
Rédigé par: Alarc'h | 02 février 2005 at 21:13
> Laurent
Je ne suis ni un défenseur ni un pourfendeur de Mai 68. Tu fais une grave erreur d'analyse en comparant Mai 68 et la bulle.
Mai 68 était sensé être un mouvement de désalienation des masses (une action anti-autoritaire) préalable à une "désujétisation" (une libération) des contraintes imposées par le capitalisme. "L'esprit de Mai" comme on l'appelé était très hautement politique et se voulait libérateur. Comparer cela au phénomène de la bulle n'a aucun sens. Désolé. D'autant qu'il y a fort à parier que les fameuses NTIC soient un nouvel avatar de l'aliénation des masses. Fin de la leçon marxiste :)))
Rédigé par: Didier | 06 février 2005 at 16:38
> didier
En 1968, les corps étaient oppressés. Ils sont sortis dans les rue et se sont parlé (certains ont décrit 68 comme une gigantesque partouse).
En 2005, les esprits sont oppressés : élections américaines, monde économique de plus en plus autistes (voir l'horreur économique écrit par Viviane Forrester).
Les esprit sont dans la rue numérique. Ils se rencontrent dans les commentaires des blogs. Nos dirigeants se disent 'rien ne bouge" alors que cela grouille sous leurs pieds.
Cela terminera sur un nouveau rappport au travail et à l'économie ?
Rédigé par: ~laurent | 06 février 2005 at 23:35
> Laurent,
Nous avons déjà enfumé tout le salon de Pierre sur le sujet la semaine dernière. Il me l'a encore redit hier ! Je propose de laisser le débat là pour le moment mais nous le renprendrons, c'est sur, car je sens aussi monter la température.
Rédigé par: Didier | 07 février 2005 at 09:32
L'internet crée aujourd'hui des "libertés" mais sont elles accessibles à tous ?
Il faut posséder un ordinateur déjà...
Une vrai révolution qui se respecte doit être accessible à tous et pour tous.
EL CHE
Rédigé par: denard | 11 mars 2005 at 13:57
tous les soixante huitards ne sont pas ministres ou patrons de presse , il faut arrêter, ily a les autres les "sans grade" et c'est pas grave mais franchement comparer ce moment de pur bonheur à à quoi déjà ? A la création de startup..... J'y crois pas
Rédigé par: odile | 22 août 2005 at 21:44