La nouvelle économie est de retour.
Les excès d'hier sont terminés : place aux vrais projets.
Les start-up V1 c’était « prends l’oseille et tire toi » (1) :
- On inventait les clients.
- Une agence de communication pour faire mousser.
- On trouvait vite un gogo pour racheter avant que ça se dégonfle.
Aujourd’hui les start'up sont de retour mais les choses ont changé : les GOGOS ne sont plus là.
Aujourd'hui les "capitals risqueurs" veulent "toucher la marchandise".
Ils ne financent que les sociétés qui ont "3 trimestres d'expérience client réussie" (3). Autant dire qu’ils ne financent plus le risque. Ce sont des banquiers d’affaire assumant un risque modéré (Capital Development).
Alors comment lancer de nouveaux projets ?
Ce n’est pas si problématique car aujourd’hui on a besoin de beaucoup moins d’argent. Ouvrir un site de eCommerce ne coûte plus grand-chose et un travail de marketing viral permet de se faire connaître sans autre investissement que du temps (le blog pour cela est un outil formidable).
Je citerai pour les connaître Eddy (le bisou) et Francisque et Loic ( MyKaioo) Ils ont décidé d’entreprendre sans lever des millions. Ils ont la tête sur les épaules et ils vont réussir. Même si ce n’est pas cette fois ci, ils recommenceront, et ils n'auront jamais à regretter leur expérience
Finalement cela m’a mené à me poser la question : qu’est un entrepreneur ?
Je pense finalement que l’essence de ce métier (4) est de prendre des risques, c’est d’ailleurs ce que je trouve passionnant. On peut se planter mais il a du grisement à se mettre en danger (5). La gratification est certes financière mais au quotidien elle est dans l’animation d'une équipe, le remerciement des clients, le fait de durer dans le temps …
Entreprendre est une belle métaphore de la vie. Une vie n’a d’intérêts que si l’on prend des risques alors si l'on a la possibilité et la chance de pouvoir le faire pourquoi hésiter ?
Voir sur ce sujet le blog de pascal mercier :
Des VCs quittent leur job pour créer des startups Internet
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(1) rappelez vous le bon temps des First Tuesday
(2) il y avait la queue aux photocopieuses sur le campus campus HEC
(3) entendu à plusieurs reprises de la bouche même des intéressés
(4) ne pas confondre avec « Serial entrepreneur » qui se traduit en Français par « Vendeur de boites ». Finalement si un entrepreneur fait prendre à d’autres tous les risques c’est qu’il n’a pas confiance dans sa société.
(5) qui plus est ce n’est pas une mise en danger physique
Salut Laurent et merci pour m'avoir pris en exemple :)
Mon entreprise peut en effet se passer des investisseurs de la nouvelle économie, je la joue "ancien commerçant" car on vit un "retour aux sources" qui devient de plus en plus flagrant.
Ce qui nous avantage dans ce retour aux racines, ce sont paradoxalement les nouvelles technologies.
Ces nouvelles technologies permettent à n'importe quel petit gars avec un petit peu de cervelle de monter sa propre affaire.
Et comme tu dis si bien ... on est jeunes, on a rien a perdre, on peut se permettre d'essayer.
En plus on va se contacter, s'accocier, s'entraider, se donner des coups de pouces ... un retour à la fraternité ?
Bisouuuuus =)
Rédigé par: Eddy | 24 janvier 2005 at 20:48
Tout à fait d'accord...la récompense dans la création d'entreprise réside justement dans l'association de ces deux mots : Création, comme le plaisir de créer, quelque soit l'objet de la création, et entreprendre car c'est pas une fin en soi mais être son propre boss c'est plus du tout pareil et la liberté engendrée de ce nouveau statut permet un épanouissement que l'on ne peut comprendre si que si l'on franchit vraiment le cap.
Vivement mon tour...
Rédigé par: Lotfi | 24 janvier 2005 at 21:08
Pas d'accord, Laurent. Il y aura toujours besoin de "beaucoup" de capital pour certaines entreprises.
- Nécessité d'atteindre une taille critque (marques, marchés)
- Nécessité de développements techniques.
Un simple petit calcul. 1 million d'euros, ça finance, à la louche, 10 à 12 années-hommes de développement technique (je parle de logiciel). Dont : à peine le tiers pour le développement pur. Le reste : documentation, test, assurance qualité. Avec 1 million d'euros, tu as donc seulement 4 années-homme de dev. C'est pas énorme.
Et évidemment, 1 million d'euros seulement pour la technique, c'est ridicule s'il n'y a pas "aussi" 9 millions pour le reste : logistique, commercial, administratif, marketing, etc.
Aux apprentis entrepreneurs, les cours dispensés par les Chambres de Commerce commencent par apprendre l'importance des fonds propres, toujours grandement sous-estimée. Comment financer, par ex., des comptes clients, de stocks ... sans fonds propres ? L'endettement long terme n'est pas, pour les entreprises qui démarrent, une solution. On peut le regretter. Reste donc : le capital.
Là où je suis d'accord avec toi, c'est sur la possibilité de ne pas tout réinventer (en logiciel, par ex). Mais "assembler" des parties requiert une expérience autrement plus grande (et plus coûteuse) que de concevoir "à partir de rien".
Rédigé par: Xavier | 25 janvier 2005 at 00:24
En 95 il fallait dépenser de l’argent :
- pour développer la technologie
- pour promouvoir celle-ci dans les médias traditionnels (télé, presse)
- pour payer les cabinets d’avocats
- pour soutenir la guerre face aux concurrents qui avaient levé plus d’argent
- pour payer les salaires
Aujourd’hui la technologie est là, il faut assembler. La promotion peut se faire à 100% sur internet. Quand on développe suivant le modèle du libre pas de frais d’avocats. Les VC sont frileux et il y a de nombreux informaticiens de talents au chômage qui sont prêt à se lancer.
Quelques exemples :
1) EBAY
Un ecommerçant grace à ebay et peut faire du business immédiatement sans aucune démarche administrative, sans aucun capital. Ce sont plus de 10 millions de eCommerçants dans le monde qui font du commerce entre eux. Certains en vivent en totalité.
2) FIREFOX
C'est un logiciel qui vient de connaître un succès mondial.
Tu sais certainement qu'il a été développé à partir des codes sources de Mozilla. Le développement a été réalisé en mode open source, donc gratutement.
La promotion a été réalisé par des dons : un peu plus de 100 000 euro pour Mozilla Europe et le temps de Tristan Nitot.
Et Firefox vient de gagner la bataille face à Microsoft (je t'épargne le détail de leur buget de communication).
Tu m'objectera qu'ils ne gagnent pas d'argent ?
Certes mais ils vont servir de modèle pour les prochains succès.
J'illustrerai cela d’ailleurs dans les prochains jours en parlant de flowaves, car je me suis inspiré très fortement de leur stratégie.
OK pour une boite de la nouvelle économie comme photoways, comme cisco, comme DHL (on va appeler cela l'infrastructure) les capitaux sont nécessaires.
Mais pour l'économie numérique là ou il fallait 5 millions d'euro il en fait plus que 500 000.
Je bloguerai dans les prochaine jours sur flowaves qui permettra de mettre tout cela en lumière.
Rédigé par: ~laurent | 25 janvier 2005 at 07:25
Xavier,
En France les CCI forment les entreprises à comment faire un business plan, comment obtenir des subventions et tutti quanti. En Angleterre, le message c'est soyez innovant et à l'ecoute de vos clients. Cherchez l'erreur...
Amicalement
Patricia
Rédigé par: Patricia | 25 janvier 2005 at 08:51
Laurent -->
Une définition de l'entreprenenariat sur http://stephane.etsoncar.net/news/8.shtml.
Elle va dans ton sens je crois.
Xavier -->
Le capital sert à acheter du temps. Mais qui a dit qu'on devait être pressé ?
Patricia -->
Je suis d'origine anglaise : c'est peut-être pour ça que je ne fréquente pas la CCI...
Rédigé par: stephane | 25 janvier 2005 at 09:37
> stephane
Une devise qui devrait te plaire : "the reward is the journey"
Rédigé par: ~laurent | 25 janvier 2005 at 09:59
une autre : "la solution est dans le chemin".
Keep moving !
Rédigé par: David de TalentPower | 25 janvier 2005 at 10:38
j'aime bien aussi cette phrase :))
le rythme est bon : le funky business est de retour ?
avec de vrais danseurs ;)
Rédigé par: ~laurent | 25 janvier 2005 at 10:41
Bienvenue dans le monde des Bootstrappers (en gros ceux qui montent une affaire avec rien en poche), comme ils appellent ça de l'autre côté de l'atlantique.
Pour ceux qui ont manqué la sortie d'un bouquin intéressant quoique fortement orienté business pur sur ce type d'entreprenariat, on peut le trouver ici (je ne sais pas si on peut encore l'avoir en pdf gratuitement) :
http://www.changethis.com/8.BootstrappersBible
J'ajouterai sur le sujet que dans mes moments de faiblesse, je ne cracherai pas sur un peu de fonds pour payer les frais courants et la soupe car le prix de l'innovation (R&D) en temps n'est pas négligeable (j'imagine que le développement de ton outil de recherche, Laurent, n'est pas gratuit, car il ne se limite pas à l'utilisation d'un blog - bien que je n'ai rien contre les business à base de blogs) ;)
Rédigé par: Aikyu | 25 janvier 2005 at 10:42
> Aikyu
J'expliquerai tout cela dans les jours qui viennent car en effet il a fallut un peu de sous ;)
Rédigé par: ~laurent | 25 janvier 2005 at 11:27
J'ai du retard dans mes lectures.... je vois que tu n'a pas chômé.. ;^)
En tout cas ta description des Start up est pas mal du tout... ;^)
C'est quand même dingue de penser que des business se sont monté sur du "vent".... .
Rédigé par: Jimmy | 27 janvier 2005 at 12:03