Vive les monopoles : Google maître du monde ?
Le net est un terrain d’observation privilégié de la théorie du libre échange. Il en est l’exemple quasi parfait: sur le net les échanges se font sans entraves, la mise en compétition est continuelle.
Cette sélection naturelle donne naissance à des champions. Dans le domaine de l’économie on appelle cela des monopoles.
Je crois que l'on peut être optimiste car dans un système de libre choix, les consommateurs donnent finalement leurs suffrages à des leaders « moraux » (1) : le système s’autorégule.
Pour illustrer cela, je voudrai m’appuyer sur l’exemple de Google que je considère à ce jour comme un « monopole amical » (2).
Sur quoi repose son succès ?
Certains pensent qu’il s’est imposé par ses qualités « techniques ».
Son capital « technique » est indéniable mais c’est surtout un axe de communication choisi pour rassurer le monde financier.
Si l’on en reste là je pense que l’on passe a coté de l’essentiel car il faut se souvenir qu’au départ Altavista et Yahoo étaient des compétiteurs plus sérieux.
Quelle a été l’arme de Google par rapport à ses concurrents (3) ?
La confiance.
Google a fait le pari de la transparence.
Contrairement aux concurrents, le classement des sites est «
démocratique » et transparent (4). Il est basé sur le vote des
internautes et ne dépend pas d’accords commerciaux.
Tous les jours les internautes votent pour Google et l’on peut faire le pari que toute tentative de « tricher » en modifiant ce classement sera sanctionné rapidement par une baisse de fréquentation.
Les enseignement ?
Je voudrai reprendre la comparaison avec Microsoft.
Le capital de Microsoft est basé :
- Sur des ententes (par toujours transparentes) avec Intel, Dell, et nombres de partenaires.
- Sur les contrats signés avec les clients.
- Sur des brevets et sur la menace que font planer ses avocats.
- Sur l’argent qui est dépensé dans la publicité défendre la marque.
Comparativement Google est un « ange » :
- Google ne signe pas de contrats avec ses clients, il peuvent partir à tout moment. Notre relation est basée sur la confiance.
- Google dépense très peu en publicité . Sa promotion se fait essentiellement de manière virale.
Dans la relation avec Google, les consommateurs sont considéré comme adultes ...
Le danger
Le danger de Google est de se trouver en Bourse car dans un monde ouvert aucune place n’est acquise. Comment réagira la direction à l’arrivée d’un concurrent sérieux ?
Pour que l' « ange » ne se transforme jamais en démon (5), on peut espérer que le capital confiance de Google sera notre meilleur garant.
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(1) En écrivant cette phrase j’ai bien entendu pensé à mes amis américains. Il y a de l’espoir …
(2) Je le considère aujourd’hui comme un véritable ami car c’est
lui qui amène tous les jours un flot régulier de lecteurs jusqu’à ce
post...
(3) Un grand merci a Dan Gillmor qui parle dans ses articles avec intelligence de google
et de beaucoup d'autres choses
(4) C’est le fameux « google rank », qui malgré sa relative opacité reste crédible
(5) "Don't be evil" est la devise de google
Google a deja des concurrent, Yahoo a developpé sa propre solution de recherche algorithmique et un autre concurrent lance officiellement son moteur de recherche demain qui n'est autre que ... Microsoft!
Il ne faudrait pas tomber dans l'angelisme avec Google.
-Les résultats Google ne sont pas plus démocratiques que ceux des autres moteurs. Ils sont les plus pertinents cependants.
-Google est une société capitaliste qui signe des contrats avec ses clients (les annonceurs, les sites et entreprises utilisant ses solutions de recherche...)
-Google dépose des brevets comme tout le monde et n'hesite pas à faire des procès à ceux qui tentent d'utiliser sa marque.
-Google fait l'objet de nombreux procès en violation du droit des marques et contrefacon en permettant a des annonceurs de s'afficher sur des marques de concurrents.
-Google collabore à la censure de gouvernements non democratiques (chine) pour obtenir des marchés.
Pour ma part, je suis pour la diversité et attends avec interet la chute du monopole Google.
Rédigé par: Sebastien Billard | 10 novembre 2004 at 15:35
http://www.blogagency.com/weblog/sixpart-se-lance-dans-la-publicite.html
:)
Rédigé par: stef blogagency | 10 novembre 2004 at 23:57
Comprendre la manière dont Google positionnait les sites était aisé jusqu'à ces derniers mois. Pour être bien positionné, il fallait suivre la trentaine de critères définissant une page HTML ou autre. Tous les moteurs avaient à peu près les mêmes critères (et des poids identiques associés à ceux-ci).
Aujourd'hui, les sites anciens bien positionnés continuent à l'être, qu'ils soient gros ou non, commerciales ou non, ... Mais, jusqu'à quand? Google glissera t-il progressivement vers une politique plus "mercantique"? Comme celà devient le cas pour les nouveaux sites à référencer. Mais, voyez plutôt.
Aujourd'hui, référencer tout nouveau site par Google relève du parcours du combattant.Les règles classiques de Google (initialement proches de celles de Yahoo) ont été "enrichies", en particulier, du critère de popularité du site à référencer(notion très subjective donc peu vérifiable par l'internaute). Par conséquent, pour bien positionner un nouveau site sous Google, il faut concrètement mettre en place de moyens lourds pour développer, en particulier, les liens avec d'autres sites ayant déjà pignon sur rue.
A moins qu'un autre critère inavoué ait aussi sa place chez Google: le paiement par clic ou coût par clic (CPC).
L'intérêt de Google et des moteurs de recherche en général résidait dans le fait qu'un David pouvait se mesurer à Goliath sur le Net. Ainsi, un petit site pouvait se mesurer à un grand site, pourvu que son contenu soit consistant. Or, avec ce nouveau critère (et peut-être d'autres non avoués par Google comme le CPC), il devient quasiment impossible pour un nouveau site de bien être positionné sous Google.
Récemment, j'ai réalisé 2 sites (un de 100 pages HTML, un autre de 15 pages). Alors que, sous Yahoo, leur positionnement est correct et plausible, sous Google, ils sont très mal positionnés.
Peut-être faudrait-il payer du CPC à Google pour voir artificiellement leur position remonter dans les résultats de recherche? Pourtant, Google se défend de l'incidence de l'un sur l'autre.
En tout cas, si le CPC n'influe pas sur le positionnement d'un site nouveau, le seul critère de popularité coupe tout moyen que David soit aussi connu voire plus que Goliath.
Et c'est regrettable.
Depuis quelques jours, je me remets donc à utiliser Yahoo, même si le nombre de sites et de pages référencés est plus faible.
Si vous n'êtes pas d'accord avec mes arguments, je suis prêt à les recevoir. Néanmoins, il faudra fournir des arguments (URL des sites et date de mise en circulation du site, mots clés recherchés, ...).
Merci d'avance
Bonne journée
Rédigé par: DUTOIT | 20 juin 2005 at 09:53
ça me rapelle le reportage : "google maitre du monde" présenté par Capital cet été ( sur M6 )
ici : http://www.buzzinessman.com/index.php?post/2007/11/17/Google-maitre-du-monde
Rédigé par: Blog e-commerce | 14 décembre 2007 at 13:56